7 juin 2009 à 10h19
Les premiers résultats officiels sur la couleur politique du Parlement de Strasbourg seront connus ce soir à partir de 22 h. Dès le début de soirée, des sondages sorties des urnes nationaux devraient donner la tendance. Une abstention record se profile après avoir déjà atteint 54,6% lors du précédent scrutin. En cause: un Parlement européen jugé trop lointain par les électeurs, et un manque d'enjeu clair pour ce scrutin.
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France. Les sondages prédisent un taux d'abstention compris entre 56% et 62%, contre 57,2% en 2004. A midi, la participation s'élevait à 14,81% contre 13,65% en 2004. L'UMP fait la course en tête des intentions de vote. Le parti présidentiel est crédité de 25-27% des suffrages. Le Parti socialiste arriverait en deuxième position, entre 19 et et 21%. Les scores risquent d'être plus serrés entre les listes du MoDem et celles d'Europe Ecologie. Les derniers sondages les mettaient au coude à coude ou à égalité (autour de 11 à 12%). A gauche, une autre compétition est attendue, entre le Nouveau parti anti-capitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot et le Front de gauche de Marie-George Buffet (PCF) et Jean-Luc Mélenchon (ex-PS, Parti de gauche), qui a réussi une percée dans les sondages au fil de la campagne. Seules deux autres formations seraient susceptibles de dépasser les 5% des suffrages, seuil requis pour compter des élus, le Front national et Libertas (alliance MPF-CPNT).
Grande-Bretagne. Gordon Brown est dans la tourmente. Le Premier ministre travailliste a déjà reconnu la défaite du Labour. Le Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP), qui prône le retrait de l'UE, pourrait dépasser les 20% et devancer les travaillistes. Après une déroute humiliante aux élections locales, Gordon Brown va voir la pression augmenter encore d'un cran pour démissionner. Ce à quoi il se refuse jusqu'ici.
Italie. Ces élections constituent un test pour le chef du gouvernement Silvio Berlusconi confronté à des scandales, la participation a enregistré une baisse le premier jour à 17,8% contre 20,5% au même moment il y a cinq ans.
Allemagne. C'est le pays qui élit le plus grand nombre d'eurodéputés. Les électeurs pourraient être un peu plus mobilisés par la concomitance d'élections municipales dans sept des 16 Etats régionaux. Mais ils ont surtout les yeux rivés sur les législatives de fin septembre.
Irlande. Le Fianna Fail, parti du Premier ministre centriste irlandais Brian Cowen, vient de perdre deux législatives partielles. Le scrutin européen ne s'annonce pas favorable pour le pouvoir en place.
Grèce. Le vote est obligatoire. Pourtant l'absence de sanctions effectives, dans un climat de désaveu envers les grandes formations, devrait entraîner un taux d'abstention de 35% selon les analystes. D'autant que le mercure va dépasser 30° celsius... et que demain, lundi, est un jour férié en Grèce.
Slovaquie. Les derniers sondages tablent sur une participation de 14% seulement.
Pays-Bas. Le ton a été donné dès jeudi avec une percée du parti d'extrême droite islamophobe du député Geert Wilders qui a obtenu 17% des voix. La participation n'a été que de 36,5% contre 39,2% en 2004.
Autriche. Le parti d'extrême droite FPÖ est crédité dans les sondages de plus de 15% des suffrages contre 6,31% en 2004.
Roumanie. Le scrutin pourrait permettre au Parti de la Grande Roumanie (PRM, extrême droite) d'entrer au Parlement européen avec environ 6% des voix, selon les sondages.
Hongrie. Le parti d'extrême droite Jobbik peut prétendre à un ou deux sièges.
Reste de l'Europe. Globalement, les sondages prévoient une victoire pour les partis de droite qui dirigent déjà une vingtaine de gouvernements dans les 27 pays de l'UE. Du coup, les grands équilibres du Parlement européens devraient rester inchangés. La gauche social-démocrate, incapable de tirer profit de la crise, devrait rester la deuxième force politique derrière le centre-droit et devant les Libéraux.
