9 juin 2009 - Réagissez à cet article
Au lendemain d'élections européennes qui ont transformé le paysage politique français, Nicolas Sarkozy a promis hier l'ouverture de «nouveaux chantiers». Les écologistes, eux, savouraient leur succès, tandis que les socialistes et le MoDem s'interrogaient sur les raisons de leur échec.
Conforté par le succès de l'UMP aux élections européennes, Nicolas Sarkozy a décidé d'empocher les bénéfices politiques de cette victoire personnelle en ouvrant la deuxième «étape» de son mandat avec l'ambition de donner un nouvel élan à sa politique de réformes. L'encre des résultats à peine sèche, le président de la République a rompu le silence, dès hier, via un communiqué pour saluer le «succès» de sa majorité, arrivée très largement en tête avec 27,87% des voix, et annoncer qu'il allait engager «dans les jours qui viennent» de «nouveaux chantiers».
«Les réformes doivent continuer»
Le chef de l'Etat a vu dans l'effondrement électoral du PS et du MoDem, les deux piliers du front anti-sarkozyste, un «soutien aux efforts engagés par le gouvernement» pour lutter contre la crise et un encouragement à enfoncer le clou des réformes. Le «succès» de l'UMP «commande d'aller plus loin», a résumé l'Elysée, «les réformes doivent continuer». «On est en train d'entrer dans la deuxième étape du quinquennat», a, lui aussi, pronostiqué le chef du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé.
Réforme de l'Etat et... environnement
Selon des sources proches du gouvernement, Nicolas Sarkozy devrait ouvrir lui-même cette nouvelle phase, peut-être lors d'une réunion publique ou d'une intervention télévisée. Il s'agira de «remettre sa politique en perspective», «définir ses priorités» et de «montrer le cap» qu'il entend suivre dans les mois à venir. En plus de la lutte pour l'emploi, le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a cité hier la réforme de l'Etat et des collectivités territoriales ainsi que l'environnement, au lendemain de la percée spectaculaire de la liste Europe-Ecologie (16,28%) emmenée par Daniel Cohn-Bendit. Le chef de l'Etat doit précisément évoquer le thème des énergies renouvelables aujourd'hui à l'occasion d'un déplacement en Savoie. Le Président souhaite également s'entretenir, d'ici au Conseil européen des 18 et 19juin, avec les chefs de partis représentés au Parlement de Strasbourg, selon l'Elysée. Il recevra aussi les députés et sénateurs UMP.
Prochain remaniement
Ce n'est qu'après cette «période de réflexion» puis son intervention publique qu'il devrait, selon son entourage, procéder au remaniement rendu nécessaire par l'élection au Parlement européen du ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, et de la garde des Sceaux, Rachida Dati. L'équation de ce remodelage gouvernemental s'est un peu compliquée avec l'élection inattendue, dimanche, du ministre du Travail, Brice Hortefeux. Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a toutefois implicitement rejeté, hier, le départ de ce fidèle du chef de l'Etat en précisant que la majorité avait «besoin» de lui au gouvernement. La victoire, dimanche, de l'UMP a, en tout cas, accordé une large marge de manoeuvre à Nicolas Sarkozy pour procéder à ce remaniement, qui pourrait, selon certains, intervenir dès la semaine prochaine.
«Ce succès aux élections européennes commande d'aller plus loin.»
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Landerneau. PS. Jean-Yves LeDrian à la 8erencontre fédérale